Le Permis Moto - Episode III
LE PERMIS MOTO EPISODE III
Mardi 16 octobre 2007 Oui, c'est vrai, je viens de louper l'épreuve du plateau, mais j'en fais pas un fromage (plateau de fromage).
Rares sont ceux qui réussissent cette épreuve du premier coup.Je ferai certainement partie de ceux qui vont réussir à leur deuxième tentative. D'ailleurs, mon moniteur, Charly, ne comprends toujours pas pourquoi j'ai échoué...
C'est vrai, c'est rageant, aux entrainements, je réussis tous mes parcours du premier coup, je suis toujours dans le bon chrono, et d'ailleurs, il me montre toujours en exemple à ceux qui ont un peu de mal à maîtriser les différentes techniques.
Le 23 octobre 2007 après-midi, après avoir réglé la réinscription à l'épreuve (90.00 Euros) : C'est donc très confiant que je me présente pour la seconde fois à l'épreuve du plateau, par une magnifique journée d'automne ensoleillée, avec sept autres candidats.
Ce n'est pas le même inspecteur que lors de ma première tentative. C'est un grand monsieur très dégarni, aux yeux bleus qui a l'air tout à fait correct.
En tirant sur sa gauloise, il nous parle normalement, il explique calmement les choses, les ré-explique au besoin, répond à nos questions, et, cerise sur le gâteau
, il nous donne même des conseils !!!Au tirage au sort des parcours, nous sommes tombés (encore une fois) sur l'épreuve du rétrogradage au parcours rapide, c'est le plus facile, et, conscient de l'erreur que j'avais commise la première fois, je me dis, cette fois, c'est dans la poche, autrement dit, in the pocket...

Je réussis haut la main
l'épreuve de la poussette
et des contrôles en obtenant un A. Je réussis également l'épreuve du parcours lent du premier coup, sans toucher un cône ni un pilier. Entre chaque épreuve, l'attente est longue vu que nous sommes huit candidats cette fois-ci. Il y a même une fille, qui a l'air tout à fait décontractée. Tout le monde a réussi ces deux premières épreuves.Arrive l'épreuve du parcours rapide et mon tour arrive. Je pars, très décontracté, enchaine des slaloms parfaits, un demi-tour sans problème, revient, rétrograde exactement à l'endroit prévu à cet effet, et m'arrête également à l'endroit désigné. J'attends, confiant que l'inspecteur vienne me confirmer ma réussite, et celui-ci ne tarde pas à arriver :
- "C'est pas bon, vous z'êtes pas dans le chrono !" Dit-il en me montrant son putain de chronométre à deux balles.
Il ajoute :- "Vous avez fait 23 secondes quelque chose" (impossible de me rappeler des centièmes, je retiens juste que je dois retenter ma chance)
Je me replace au départ du parcours, m'élance en accélérant davantage, j'aborde le premier cône rapidement et ai l'impression d'aller nettement plus vite cette fois-ci. Je fais un parcours parfait, comme la première fois, et attends à l'arrivée, le verdict. Je l'appréhende. Car si j'ai échoué, je ne pourrai pas me représenter avant au moins un mois !!! C'est la loi ! Et je n'ai pas envie de me retrouver à cette épreuve, genre au début du mois de décembre quand tout est gelé, ni de me retaper mes vingt fiches à apprendre par coeur pendant l'attente...
- "C'est toujours pas bon, vous z'êtes toujours pas le chrono !" Dit-il l'air un peu désolé. Il me montre son putain de saloperie de chrono mais je le regarde pas. Je démarre et vais donner à la moto au prochain candidat, je me souviens juste avoir dit :
-" Putain mais c'est un vrai cauchemar"
...parce que c'en était un... Je comprenais pas pourquoi, aujourd'hui, j'étais pas le chrono alors que systématiquement, à TOUS mes entrainements, j'y étais ! En plus j'étais décontracté, confiant, il faisait beau et bon. Tout était réuni pour que je réussisses. Je pensais vraiment que jamais je ne réussirai à avoir ce plateau.Le pire c'est que comme j'étais venu à l'épreuve avec une moto de l'auto école, je devais attendre que tous les candidats passent avant de pouvoir repartir. Je les voyais donc passer, un à un, et réussir cette épreuve, facilement. Et moi, l'exemple, je m'étais complétement ramassé. A ces sentiments de dégoût, d'incompréhension, d'injustice, d'impuissance, de jalousie, se mélait une rage tangible et ravageuse.
J'eu un geste de dépit en shootant violemment dans mon casque et en l'expédiant à plusieurs métres...
Aussi, complétement dépité, déçu d'avoir accompli autant d'effort pour rien, d'avoir dépensé autant de fric, j'avais pris une décision ferme et définitive : j'abandonnais tout !Total dépensé au 23/10/2007 : 1003 Euros + 90 Euros de réinscription =1093 Euros... et ce n'est pas fini !
La suite au prochain épisode... L'année prochaine ;-)
(Bé oui, je me doute qu'aujourd'hui (31.12.2007) vous pensez plus à votre plateau de fruits de mer qu'au plateau de l'épreuve hors circulation, alors bonne année 2008 et bonne bourre.


avec des portes très serrées
chronométré qui débouche soit sur un évitement d'urgence, soit un freinage d'urgence, soit un rétrogradage...
Ces fiches, regroupées dans un livret doivent être apprise par coeur avant de se présenter à l'épreuve du plateau... nb : j'apprends ce putain de saloperie de merde de livret par coeur depuis le début du mois de septembre.


il s'agit de pousser la moto, à pied, sans l'aide du moteur, sur un parcours donné, et ensuite d'effectuer une série de contrôles appris par coeur sur la moto... On peut obtenir la note A ou B. Ce n'est pas éliminatoire... J'effectue le parcours sans faute, et au contrôle, débite par coeur ce que j'ai appris. Le monsieur me dit au suivant sans me donner ma note... J'en déduis que j'ai un A ??


Au terme des 40 questions, la correction : Putain c'est pas possible : 11 fautes !!!!!! 11 Fautes alors que je me suis cassé le cul à apprendre ce putain de saloperie de code pendant toutes mes vacances !
Va falloir assister à une paire de séances avant de pouvoir se présenter à l'examen du code... ALors je m'achéte un cd rom "code de la route" (

je rétrograde, première, je m'arrête. Le feu passe au vert. Je cale comme un débutant (ah oui merde c'est vrai je suis un débutant)... Je panique un peu, j'entends les voitures, derrière, qui klaxonnent... Grosse suée. Deuxième feu, rebelotte, je recale, re-klaxons... Le Charly, dans l'oreillette, toujours zen, heureusement ! 